lundi 23 octobre 2017

Danger - 006



 

Danger est une revue de bandes dessinées petit format parue chez l'éditeur Edi Europe Snec et Sepp. 63 numéros du 03/1966 au 10-1976. Récits de guerre.

Attention: Les images et textes proviennent des magazines Signal et Der Adler. Ceux-ci s’adressent à un public averti, en effet servant la propagande nazi, les articles parus dans Signal et Der Adler, ne sont évidemment pas le reflet de la vérité, mais ils peuvent être à la base de réflexion et de travaux sur cette période terrible.

Lien: Danger - 006
Lien: Adler (fr) n°18 (1942)


Les dessinateurs et scénaristes s’inspirent souvent de faits réels de l’histoire pour  illustrer leurs bandes dessinées. Voici un même épisode de la guerre aérienne repris en BD et par la propagande nazie.

Danger n° 006 - Trahison dans le ciel.
























































Der Adler n°18 - 8 septembre 1942.
























































Depuis cinq jours, un bateau pneumatique flottait au gré des vagues dans l’immense étendue de la Mer du Nord. Le premier jour, le 9 Juin 1940, le porte-avion anglais « Glorious » et les deux contre-torpilleurs « Ardent » et  Acasta » avaient été coulés par les navires de combat allemands « Gneisenau » et « Schamhorst ». Six matelots, membres des équipages des vaisseaux britanniques naufragés, avaient réussi à se réfugier à bord d’un canot de sauvetage. Sur les six, quatre avaient succombé.





























Par bonheur, l’équipage d’un avion de reconnaissance allemand les aperçut. Était-ce le fait du hasard ou celui du destin, toujours est-il que l’avion, un He 115, sans perdre de temps, survola à basse altitude la barque des rescapés. L’un des naufragés s’était affaissé sur le bord de l’embarcation; l’autre faisait des signes désespérés à l’aide de sa rame, afin de retenir l’attention de l’avion providentiel. C’était des Anglais, mais qu’importait ! Aux yeux des Allemands, ils n’étaient que des naufragés. La mer était houleuse, et une brise fraîche venait du Nord-ouest. Malgré cela, le commandant de l’avion de reconnaissance ordonna le sauvetage des deux marins.



La mer était si capricieuse qu’on avait presque perdu de vue la frêle embarcation. La providence aidant, on réussit enfin à amerrir à proximité des naufragés. L’appareil provoqua un grand remous sitôt qu’il effleura les vagues. Tandis que le commandant et le radiofiliste se hissaient sur les flotteurs, le pilote dirigeait son appareil en direction de la barque et réussissait bientôt à l’atteindre. Malheureusement il était impossible de sauver les deux Anglais à la fois. Le premier était étendu dans le canot et ne pouvait plus faire un mouvement. Torturés par la faim et la soif, délirants, trempés jusqu’aux os, les deux infortunés s’étaient montrés plus résistants que leurs camarades disparus. Quelle terrible tragédie avait dû se dérouler sur cette immense solitude!

Le soldat anglais qui avait eu la force de faire des signes à l'avion de reconnaissance, s'accrocha désespérément aux flotteurs. Il était si déprimé que les trois sauveteurs durent le hisser avec beaucoup de mal à bord de l'appareil et l’asseoir sur le siège du radiofïliste. On parvint peu de temps après à sauver le second. Celui-ci était épuisé à un tel point qu'il ne réalisait pas ce qu'il venait de lui arriver. Son visage hâve bien que jeune et ses cheveux étaient devenus tout gris. Cinq jours et cinq nuits . . .
Quand il fallut décoller, la manœuvre s'avéra beaucoup plus difficile qu’au moment de l’amerrissage. Soulevé par une vague énorme, l’avion fut projeté dans les airs, puis retomba lourdement dans l'eau


Quelques heures plus tard, l’équipage distinguait la côte norvégienne et le profil des montagnes avoisinant la base de départ. Sur le chemin du retour, le He 115 fut témoin d’un combat aérien et eut l'occasion de sauver le pilote d'un avion canadien abattu. Cette fois-ci l’amerrissage s'effectua sans incident. Mais lorsque le nouveau rescapé voulut monter à l'arrière de l'avion de reconnaissance, le radiofïliste ne put s'empêcher de dire : « No chance, Sir, mais il y a déjà des occupants . . . montez en avant S. V. P.! » — C'est ainsi que le He 115, chargé des trois rescapés  atterrissait sain et sauf à sa base de départ.




Les adversaires en présence.


Apres des débuts encourageants en Avril 1940, la campagne de Norvège tourna court pour les alliés. En effet, la ruée de la Wehrmacht en Europe de l’Ouest obligea les alliés à évacuer leur corps expéditionnaire de Narvik. Le 8 juin 1940 à l’aube, alors que ses avions couvrent le rembarquement des forces alliées en Norvège, le porte-avions britannique Glorious et ses 2 destroyers d’escorte sont surpris par les 2 croiseurs de bataille allemands Scharnhorst et Gneisenau à environ 315 kilomètres à l'ouest de Harstad. 






























Le HMS Glorious est un croiseur de bataille de la Royal Navy lancé en 1916 pendant la Première Guerre mondiale, qui a été entièrement rénové et modifié en porte-avions de février 1924 à mars 1930.


Ces 2 bâtiments de 32 000 tonnes ouvrirent le feu à 24 000 mètres et touchèrent le Glorious dès leur 3eme salve. Malgré les efforts des destroyers pour gêner les navires allemands par un écran de fumée et des attaques à la torpille, l’affaire fut réglée en 70 minutes. Au prix du Scharnhorst endommagé, les allemands coulèrent les 3 bâtiments britanniques, ne laissant que 45 survivants sur les près de 1 600 hommes que comprenait l’escadre anglaise.












































Le Scharnhorst est un croiseur de bataille de la Kriegsmarine lancé le 3 octobre 1936 dans le port de Wilhelmshaven. En compagnie du Gneisenau, son sister-ship de la classe Scharnhorst, il croise d'abord dans les eaux de Norvège, puis en Atlantique où il traque les convois alliés. Réfugié dans les fjords de Norvège à partir de 1942.  Le 22 décembre 1943, le Scharnhorst sort en compagnie de cinq destroyers à la rencontre d'un convoi allié repéré par une reconnaissance aérienne. Le 26 décembre 1943, aux environs du Cap Nord les Britanniques tiennent le contact radar et s'assurent que le Scharnhorst croise la route du cuirassé HMS Duke of York, accompagné du croiseur léger HMS Jamaica. Le Scharnhorst est surpris et se retrouve nettement surclassé par les bordées des 10 pièces de 356 mm du cuirassé de classe King George V. Les deux tourelles avant du Scharnhorst sont mises hors de combat, le privant de 6 de ses 9 canons principaux. Une des dernières bordées du Duke of York a endommagé ses chaudières, réduisant fortement sa vitesse et permettant au Duke of York de le rejoindre. Après un duel d'artillerie qui dure au total plus de deux heures (les Britanniques tirent plus de 2 000 obus), les pièces du Scharnhorst deviennent définitivement silencieuses à 19 h 16. Les destroyers et croiseurs s'approchent et le torpillent à plusieurs reprises (22 torpilles sont tirées). Touché à l'avant le Scharnhorst coule, pavillon haut, à environ 19 h 45. Sur les 1 968 hommes d'équipage, seuls 36 survivants seront repêchés dans les eaux glacées de l'Arctique par les contre-torpilleurs Scorpion et Matchless. 
Le Gneisenau fut, pendant la Seconde Guerre mondiale un célèbre croiseur de bataille de 31 100 tonnes de la Kriegsmarine allemande. En février 1942, le Gneisenau et le Scharnhorst, et le croiseur lourd Prinz Eugen, lors d’un retour stratégique vers l'Allemagne, appelé opération Cerberus, quittent Brest. Ils forcent le passage de la Manche, en dépit de la violente opposition de la RAF et des vedettes lance-torpilles de la Royal Navy, et sous la protection de la Luftwaffe, l'explosion d'une mine sur son passage obligera le Gneisenau à subir des réparations à Kiel (Allemagne). À quai, le croiseur Gneisenau subira une attaque aérienne dans la nuit du 26 février 1942 par la RAF composée de 178 bombardiers. À la suite de ce bombardement, une explosion à l’intérieur du navire causera de gros dégâts, qui demanderont d'importantes réparations. Il est alors prévu de remplacer les 3 tourelles triples de 280 mm par 3 tourelles doubles de 380 mm. Les travaux commencés en 1942 ne seront pas terminés en 1944, et le Gneisenau sera retiré du service en juillet 1943. Il finira son existence comme barge marchande (blockship), sera coulé dans le port de Gotenhafen, récupéré et ferraillé après la guerre.


Au début de la guerre, le He 115 est utilisé pour larguer des mines dans les eaux britanniques, en visant les passages étroits à proximité des ports à fort trafic sur la côte sud de l'Angleterre. Cependant, l'avion a eu son heure de gloire dans la lutte antinavire contre les convois de l'Arctique à partir de bases dans le nord de la Norvège. En dehors de son utilisation comme mouilleur de mines et comme bombardier-torpilleur, il a également été utilisé dans le rôle de reconnaissance côtière, et par le KG 200 pour déposer des agents derrière les lignes ennemies. 








































dimanche 22 octobre 2017

Ouragan (Série 1)

Ouragan (Série 1) est une revue de bandes dessinées parue aux éditions Artima.
43 numéros et 6 recueils de janvier 1955 à juillet 1958.
Format de parution 175x230.
Récits complets.


 
Scénario et Dessin :



"Gustave Eugène Giroud, plus connu sous les pseudonymes d'Eugène Gire et de Eu. Gire, est un dessinateur et scénariste français de bandes dessinées, né en 1906 et mort en 1979. Eugène Gire débute sa carrière de dessinateur et illustrateur humoristique en 1937 à la Société parisienne d'édition, dans L'Épatant (1937-1939) et L'Almanach Vermot (1940). Il travaille aussi pour diverses revues avant guerre, et au Téméraire sous l'Occupation mais c'est à la libération que sa carrière décolle. En 1941, il se lance dans la bande dessinée avec Toto Tourbillon, puis en 1943, il figure au sommaire d'Hardi Les Gars. Il entre chez Vaillant dès 1945, pour qui il réalise entre autres Les Aventures de R. Hudi Junior puis La Pension Radicelle très inspirée par Pim Pam Poum, Kam et Rah, et A. Bâbord et Père O.K.. En 1946, il participe à Vaillante le Journal des Fillettes, où il adapte Alice au Pays des Merveilles, mais il entreprend aussi diverses histoires pour la S.A.E.T.L. (Société anonyme d'éditions techniques et littéraires). En 1947, il dessine le Corsaire volant et Poste 304 dans Bob et Bobette, puis en 1952, il reprend le Maître des corsaires et anime le Premier Exploit du jeune Tourville dans le Corsaire. En 1954, il réalise Jim Ouragan, publié dans Red Canyon et Ouragan, à la même époque, il travaille avec la Collection Hurrah ! Il travaille aussi dans les petits formats de Mon journal avec Capt'ain Vir de Bor qu'il transmet à son fils Michel-Paul Giroud, Jean Tambour ou Le messager du Roy Henri. Il dessine aussi pour la presse et imagine Jim Ouragan pour Artima. Il prend sa retraite en 1967 pour cause de maladie et décède en 1979 à Évreux" (Bédéthèque)

Je vous propose 2 numéros :




Bonne lecture

samedi 21 octobre 2017

Robin l'Intrépide

André Oulié (1898-1996) commence sa carrière de dessinateur alors qu'il est déjà quinquagénaire. Il crée le personnage de Robin l'intrépide, entre 1947 et 1954 dans le Petit Journal puis Zorro Magazine.
En fait la genèse du personnage est plus compliquée: cela commence avec Jean Pape qui en fait "décalqua" le fameux Corentin de Paul Cuvelier (d'après des sources encyclopédiques) puis Oulié repris le personnage lui donnant son apparence. Roubinet et Moreau de tours (parfois soupçonné d'être un pseudo de Maurice Toussaint autre artiste maison de l'éditeur Jean Chapelle) ont eux aussi dessiné Robin.
Enfin Robin se serait aussi appelé Kado et aurait été publié dans le PF Kébir n°17 à 20 (rebaptisé pour cette réédition) (pratique courante chez l'éditeur SFPI pour plusieurs personnages, notamment comiques).

Le héros, jeune tarzanide blond en pagne, passe allègrement de l'Afrique à l'Inde, volant au secours des opprimés.

Les aventures de Robin l'intrépide publiées dans Zorro Magazine :

1 - 03.1953 Le roi de la jungle
2 - 04.1953 Le diamant bleu
3 - 05.1953 La terreur du Rif   (dessin: Roubinet)
4 - 06.1953 Sahul le fou
5 - 07.1953 Troubles à la frontière (dessin: Maurice Toussaint)
6 - 08.1953 L'île des naufrageurs
7 - 09.1953 Les pirates de la côte
8 - 10.1953 Nizam le terrible
9 - 11.1953 Le sorcier blanc (Quand le tam-tam résonne)
10 - 12.1953 La chevauchée fantastique
11 - 01.1954 Les Basongos
12 - 02.1954 L'esclave blanche
13 - 03.1954 Chasseurs de fauves
14 - 04.1954 Le cimetière des éléphants - taille 140x205 - 36 pages
15 - 06.1954 Le maître des fauves - taille 140x205 - 36 pages - (suite dans "Bimbo")

En 1955 les éditions Hemmachaix republièrent en 8 albums certaines histoires de Robin.

Infos complémentaires:
http://www.dlgdl.com/GENPAGES/DSE_CRB1.HTM
http://www.dlgdl.com/GENPAGES/DSE_CRB2.HTM
https://www.bedetheque.com/serie-5316-BD-Robin-l-intrepide.html
http://www.bd-pf.fr/Serie-5682-robin.html

vendredi 20 octobre 2017

Hardy (Série 1)

Hardy (1ier série) est une revue de bandes dessinées parue aux éditions Artima.
55 numéros de février 1955 à octobre 1959.
Format de parution 175x230 jusqu’au numéro 42 puis 130x180. Récits complets.

Les principales séries : Luc Hardy et Jack Sport.

On peut déjà d'ailleurs suivre leurs aventures dans les fascicules d'Audax (série 1)




 Pour Jack Sport, on le trouve aussi déjà chez Artima dans la série 'Une Aventure de' :


Doc Mars a fait une fiche sur la série Hardy :

http://bdvintagerares.blogspot.fr/2016/01/hardy-1ere-serie.html

Je vous propose les numéros 18 et 19 :




Bonne lecture

jeudi 19 octobre 2017

DON Z N°23


Petit format 13 x 18 des éditions Jeunesse et Vacances avec 39 numéros parus entre avril 1968 et décembre 1977 (+13 recueils de 3 numéros).

A noter que les couvertures des n°1 et n°36 sont identiques


On y retrouve bien sûr Don Z mais aussi d'autres séries annexes commeAchille, Alan le Grand Chasseur, Au Pays de Ragnarok, ,Cactus, Cartouche, policier ou SF...

DON Z
Don Z est un cow-boy justicier et masqué qui fait régner l’ordre dans le grand ouest américain et protège la veuve et l’orphelin.


Adaptation d'une série espagnole, dessin de Serchio (Alfonso Sanchis Castelló) et scénario de Federico Amorós .

jusqu’au n°18 le héros est brun et a un Z sur la poitrine (copie de Zorro) !


 Au n°19 reprise de la série El Bravo, il est blond , chemise noire, plus de Z!!


A propos de Don Z, reprenons donc la question posée sur Pimpf :

à savoir "Don Z s’est-il poursuivi dans Akim sous le titre "Le Superbe" et "El Bravo" dans Buck John ?” 
Non car Le Superbe dans Akim avait commencé en février 59  mais El Bravo débute en novembre 1956 dans Buck John!

Dans Don Z n°20, l’histoire qui parait en janvier 73 est une réédition adaptée du Superbe dans Akim 8.

Chronologiquement nous avons donc:




El Bravo (série italienne de Franco Bignotti et Ferdinando Tacconi 1952-1955)

paraîtra irregulierement dans Buck John du n°75 au 126 (1956-1958)





Le Superbe
Le Superbe du 6 au 37, 45, 46 (34 épisodes). Le Superbe est apparu pour la première fois dans Akim n°6. C'est un héros solitaire et masqué chevauchant un destrier noir, défendant le faible et l'opprimé.





Ces aventures se sont interrompus au n°37 pour ne reprendre qu'au 45 avec un style de dessins complètement différents. Il est probable que Mon Journal a eu un problème avec l'auteur et qu'ils ont confié à un nouveau dessinateur la fin de la série.”  
(recherches by Doc Mars)



Dans le n°23 proposé:





Pacte avec le diable 

Miguel Errera, un bandit qui se fait passer pour un joaillier, a volé un collier de perle que la jeune Christine avait décider de vendre pour sauver son père gravement malade. Don Z survient et engage une lutte furieuse contre le bandit !!


On pourra également lire AVENTURE FICTION: Le Trésor caché
Série Britannique appelée Brian's Brain parue dans la revue "Smash" du 05/02/66 AU 08/03/69. C'est Albert Van de Put qui l'a créée graphiquement tandis que Barrie Mitchell la reprenait à partir du 11 novembre 1967.
En France, la série a été publiée dans DON Z (N°14 A 19 - 22 A 28)


Le Pr. Kingsley Small a inventé un cerveau artificiel qu'il a logé dans un crâne transparent, mais sa découverte attise les convoitises et il est enlevé tandis que son fils Brian tombe sur le crâne.
Celui-ci entre en contact télépathiquement avec le jeune homme et peut contrôler les animaux quand ils sont à proximité. Avec son ami Duffy Rolls, ils vont tenter de libérer son père, prisonniers d'agents enemis....


DRAME DANS L'OCEAN PACIFIQUE


L'océan Pacifique faisant une fois de plus mentir son nom donné par Magellan, fouettait brutalement la charpente de la "Nouvelle Géorgie". En pleine tempête le capitaine Hill croit entendre une voix humaine demandant de l'aide et effectivement, un naufragé est récupéré par l'équipage.... L'homme raconte que son navire s'est échoué sur l'île Fidji et 7 de ses compagnons s'y trouvent encore courant le risque de se faire attaqués par une tribu belliqueuse...